Nous sommes le 18 juillet. Depuis le 8 juin, j’ai dû m’enfiler au moins une soixantaine de shows. Du très intimiste “Enfin seul avec Mononc’ Serge” dans le cadre de Parcs Vivants au méga (et un tantinet décevant) party des B52s en clôture du Festival de Jazz de Montréal, du très kitch (mais ô combien dansant) Boogie Wonder Band au fantastique marathon funk que nous a offert Prince au Métropolis, j’aimerais pouvoir dire que les shows, j’en ai jusque là, mais malheureusement, ce n’est pas le cas.
Ce qui est le cas, c’est que je suis en manque, et pas à peu près. En fait, je déprime un peu ce soir. J’ai beau essayer de me changer les idées avec la boîte à images dans mon salon, So You Think You Can Dance Canada n’arrive pas à la cheville du concert le plus platte auquel j’ai assisté au cours des dernières semaines.
J’ai encore la fièvre des festivals. Je suis crevée, mais je donnerais n’importe quoi pour me retrouver devant une scène plutôt que devant mon ordi en ce moment même. Fuck les pieds en compote, le foie en marmelade, les bleus partout, l’alimentation strictement limitée à n’importe quoi qu’on peut mettre entre deux tranches de pain, même si mon corps en arrache, ma tête en arrache encore bien plus.
Ma tête est encore aux Francofolies, au Festival de Jazz, voire même au festival d’été de la rue Crescent de ce week-end (dites ce que vous voulez, mais Pagliaro et David Usher, c’est peut-être pas Métallica sur les Plaines d’Abraham à Québec, mais ça bat quand même So You Think You Can Dance Canada à la télé.)
Bon, vous pouvez me dire que l’été est pas fini et que des shows, y’en aura d’autres, et vous aurez raison. Mais l’orgie de concerts que Montréal nous offre chaque début d’été, elle est finie. Et ça me fait chier. Ça me fait chier d’avoir à attendre une grosse semaine jusqu’à mon prochain concert (Motorhead et Kiss au Parc Jean-Drapeau, si les dieux de la météo sont de mon côté) plutôt qu’une demi-heure, comme ce fut le cas pendant presque 3 semaines.
Ça me fait chier de pas avoir un programme tout froissé à consulter de manière obsessive quotidiennement. Ça me fait chier de pas rentrer épuisée, mais ô combien heureuse passé minuit tous les soirs, de la musique plein la tête. Ça me fait chier d’être confortablement assise chez moi à l’air climatisé à prendre une bière bien fraîche plutôt que de me faire piler sur les pieds au milieu d’une foule sous la pluie en buvant de l’immonde Molson M à 6 piasses dans un verre en plastique et de m’en renverser la moitié dessus en dansant.
Donc, faute d’être à un concert en ce moment, j’ai décidé que la meilleure façon de lutter contre la petite déprime et la bougeotte donc je suis présentement victime, c’est de vous raconter les aventures musicales que j’ai vécues jusqu’à présent. Les bonnes, les moins bonnes, les francophones, les anglophones, les grosses, les petites. Peut-être que les revivre, ça m’aidera à faire passer le blues. Je le fais pour moi plus que pour vous, et ça risque d’être tout croche et souvent hors-sujet, ça va être parfois en français, parfois en anglais, souvent en franglais, et au diable la chronologie. Mais je ressens le besoin de les partager.
Alors mettez vos souliers les plus confortables parce qu’on va marcher et danser beaucoup. Vous êtes prêts? Oui? Alors, suivez-moi! Je sais pas encore où on va, mais y va y avoir de la musique, c’est certain!
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